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Un an, déjà !

Le 4 octobre 2017 naissait le portail HAL INSA Toulouse.

 

De grands projets l’attendent : c’est avec l’œil attendri que Bib’INSA guide ses premiers pas et le regarde grandir au fil des mois.  

 

 

 

 

 

 

 10 formations et 5 séminaires de présentation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une exposition consultable en ligne
et un évènement consacré à l’Open Access (14 juin 2018)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 400 documents accessibles sur le portail

 

 

 

 

 

 

L'équipe de la bibliothèque est à votre disposition pour vous accompagner dans vos dépôts :
hal-insa @ insa-toulouse.fr

En juillet, le ministère fait un bond en avant pour les Archives Ouvertes

 Le 4 juillet 2018 dernier, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a dévoilé son plan d’action pour la Science Ouverte.

 

Pour les différents acteurs et actrices de l’Open Access, ce plan est une excellente nouvelle : ambitieux, il propose de nombreuses avancées au sujet des publications scientifiques, des données de la recherche, ou encore de la mise en place d’une politique incitative à l’échelle nationale et internationale.

 

En voici un bref résumé :

  • Des publications de plus en plus ouvertes :
    toutes les publications (livres ou articles) issues de projets financés par appel d’offres sur fonds public doivent désormais être disponibles en accès ouvert. Le ministère crée également un fonds pour la Science Ouverte et met en avant la plateforme HAL, considérée comme l’archive ouverte nationale par excellence.

 

  • Ouvrir le chantier des données de la Recherche :
    tout comme les publications, les données générées par des programmes financés par appel à projets sur fonds public doivent être accessibles librement en ligne. Par ailleurs, le plan prévoit la création de la fonction d’administrateur des données au sein de chaque établissement, pour faciliter leur ouverture.

 

  • Se placer dans une dynamique européenne et internationale :
    loin d’être déconnecté du reste du Monde, ce plan s’insère dans une dynamique globale en faveur de l’Open Access. En plus d’instaurer des règles pour le territoire français, le ministère s’engage à participer à la transition vers une science ouverte en participant à de nombreuses infrastructures internationales (DOAJ, OpenFAIR par exemple) et en coordonnant des négociations avec les éditeurs scientifiques à l’échelle internationale, afin d’avoir plus de poids face aux géants de l’édition.

 

Chercheur·es, vous l’aurez compris, l’heure est à l’ouverture !

 

N’hésitez pas à vous tourner vers Bib’INSA si vous avez besoin d’aide pour déposer vos articles ou vos données (par mail : hal-insa @ insa-toulouse.fr ou directement à la bibliothèque).

 

En savoir plus

 

L’INSTITUT CLÉMENT ADER (ICA) PASSE À HAL

L’institut Clément Ader (ICA) a été créé en 2009 par regroupement de plusieurs laboratoires de Midi-Pyrénées sous tutelle de IMT Mines Albi, INSA Toulouse, ISAE-SUPAERO et Université Paul Sabatier. Une 5ème tutelle (le CNRS) s’est rajoutée lorsque le laboratoire est devenu UMR CNRS 5312 en 2016.

 

Le laboratoire travaille dans le domaine des Matériaux, Procédés,

Structures et Systèmes Mécaniques, en particulier pour l’Aéronautique et l’Espace. Il est composé de 250 personnes environ (une centaine d’enseignants-chercheurs, une centaine de doctorants, une trentaine de personnels administratifs et techniques, une vingtaine d’ingénieurs ou post-docs en CDD).
Les personnels sont répartis sur 3 sites géographiques : Toulouse
(Montaudran Aerospace), Albi (IMT Mines Albi) et Tarbes (IUT de
Tarbes).

Depuis sa création en 2009, le laboratoire gérait ses publications via une base de données (BDD) interne développée en PHP/MySQL par un enseignant-chercheur bénévole du laboratoire. Cette BDD interne était interfacée avec le site web du laboratoire (page web de saisie des références bibliographiques, affichage des listes de publications, export des références bibliographiques en BibTex, PDF ou CSV). A ce jour cette BDD interne contient 2228 notices bibliographiques.

En 2018, l’Institut Clément Ader a décidé de basculer la gestion de ses publications vers HAL, via la création d’une collection HAL-ICA. J’ai accepté de piloter ce chantier pour le compte du laboratoire. En parallèle, un autre chantier a été lancé : la refonte du site web du laboratoire en utilisant des outils inspirés du nouveau Kit Web (WordPress) du CNRS, pleinement interfacé avec HAL pour la gestion des publications (plus de base de données interne locale).

Pour le chantier « passage à HAL », l’ICA a décidé de s’appuyer sur ses établissements de tutelle (IMT Mines Albi, INSA Toulouse, ISAE-SUPAERO, Université Paul Sabatier) de manière à bénéficier de leur dynamique vers les Archives Ouvertes (initiée depuis déjà de nombreuses années) ainsi que de leur expertise en matière d’AO. Une réunion a eu lieu le 13 avril 2018 avec les responsables des services de documentation et les référents Archives Ouvertes des établissements de tutelles (9 participants). L’ICA a pu présenter son projet d’aller vers HAL et s’assurer que les tutelles étaient partantes pour aider le laboratoire dans sa démarche.  Plus que partantes, elles étaient enthousiastes. Tous les acteurs se sont mis d’accord sur un mode de fonctionnement.

La démarche vers HAL a été structurée en 4 étapes principales :

1. création de la collection HAL-ICA :

La collection HAL-ICA a été créée le 13 avril 2018 : https://hal.archives-ouvertes.fr/ICA

Cette collection sera co-administrée par les 4 établissements de tutelle et par moi-même, en tant que correspondant de l’ICA. J’ai suivi une formation « Administrer une collection HAL », dispensée par l’URFIST de Toulouse, qui m’a été très utile pour avoir une vision globale de HAL et des principaux éléments liés à la gestion d’une collection.

2. alimentation initiale avec l’existant (depuis HAL, depuis OATAO,
depuis la BDD interne du laboratoire) :

Cette étape a commencé par un moissonnage automatique dans HAL qui a ramené 362 notices bibliographiques et 411 documents en texte intégral. Un poussage de OATAO dans HAL a permis de récupérer les publications faites par les chercheurs de l’ISAE-SUPAERO (qui a fait le choix de l’Archive Ouverte institutionnelle OATAO depuis de nombreuses années).
Nous sommes en train de finaliser la mise au point d’une moulinette
(via Bib2HAL) qui nous permettra d’importer dans HAL les notices
bibliographiques de notre BDD interne.
Il faudra ensuite faire du ménage dans HAL (compléter les métadonnées, supprimer des doublons, corriger les mauvaises affiliations, fusionner les formes d’auteur, etc.).

3. dépôt des textes intégraux pour compléter les notices
bibliographiques :

Pour cette étape, nous avons prévu de mettre en place des ateliers de formation « Déposer dans HAL » pour aider les chercheurs à faire leur 1er dépôt et pour les sensibiliser à certaines questions comme : qu’est-ce qui peut être déposé ?, droits de diffusion, SHERPA/RoMEO, loi pour une République Numérique, etc.

4. alimentation régulière par les auteurs :

Cette étape se fera suivant 2 modalités :
– Pour les auteurs ICA sous tutelle ISAE-SUPAERO : saisie des publications dans OATAO + push dans HAL (les chercheurs de l’ISAE-SUPAERO n’auront plus besoin de saisir 2 fois leurs publications – dans OATAO et dans la BDD interne du labo – comme c’était le cas auparavant)
– Pour les autres auteurs ICA : saisie des publications directement dans HAL (avec texte intégral)

En parallèle de toutes ces actions, nous avons mis en place une
campagne d’incitation à créer son IdHAL. Le 21 avril, 9 chercheurs
permanents sur 100 avaient un IdHAL. Le 14 juin, ils étaient 97.

Éléments de calendrier :

D’ici l’été :
– mise en service du nouveau site web qui exploite exclusivement HAL
– arrêt de la saisie dans la BDD interne et saisie directe dans HAL

A partir de septembre :
– recrutement d’un(e) stagiaire documentaliste pour nous aider à faire du ménage dans HAL (compléter les métadonnées, supprimer des doublons, corriger les mauvaises affiliations, fusionner les formes d’auteur, etc.).
– ateliers de formation des chercheurs

L’objectif est que pour notre prochaine évaluation HCERES en 2019, qui portera sur la période 2014-2019, toutes les listes de publications soient extraites de HAL.

Contact : jean-jose.orteu @ imt-mines-albi.fr

Retour vers l’Open Access I

Bib’INSA et la Direction de la Recherche ont organisé le 14 juin dernier une matinée de conférences autour des Archives Ouvertes et de l’Open Access. Cet évènement était destiné à présenter aux chercheur·es les avantages de l’Open Access. Les conférences ont abordé les enjeux (et les dangers) des réseaux sociaux académiques, le dépôt des brevets en Open Access, l’explication de la Loi République Numérique ou encore les actions menées dans un des laboratoires de l’INSA, l’ICA, pour booster le dépôt des articles scientifiques sur HAL.

La journée a été également le moment de l’inauguration officielle du portail HAL INSA, ouvert le 4 octobre dernier (à 10h07), et de l’exposition Open Access visible pour quelques jours encore dans le hall de la Bib’INSA et disponible en ligne à cette adresse : http://bib.insa-toulouse.fr/fr/ressources-electroniques/archives-ouvertes/exposition-openaccess.html

Si vous avez des questions, des suggestions ou besoin d’aide pour passer à l’ère de l’Open Access, vous pouvez nous écrire à hal-insa @ insa-toulouse.fr

N’hésitez pas à consulter consulter la page Archives Ouvertes du site ainsi que notre compte Twitter (@BibinsaScience)

Clap de fin pour l’abonnement à Springer Nature

Les 13 mois de négociations entre le consortium Couperin, qui regroupe plus de 250 établissements d’enseignement et de recherche français, et l’éditeur Springer Nature ont abouti fin mars à une impasse et le contrat a été résilié avec l’éditeur en janvier 2018. Cependant Springer n’a pas coupé ses accès aux institutions.

Hichster – « End » Licence CC-BY 2.0 – https://flic.kr/p/9orz8V

  

Les raisons de ce désaccord résident dans le refus de la part de Springer d’accéder à la requête de Couperin, qui demandait une diminution du prix du contrat d’abonnement. Alors qu’un nombre croissant de ses publications est disponible en accès libre, la dernière proposition de l’éditeur envisageait une augmentation de 0.75% en 2019 et 1% en 2020.

À l’heure où Springer envisage d’entrer en bourse à l’été prochain, ce qui entraînerait une augmentation de son capital de 700 à 800 000 euros, le consortium a refusé de satisfaire l’appétit croissant de l’éditeur. Dans un communiqué du 3 avril, il explique :

« Les coûts toujours croissants de l’information scientifique captent une partie désormais trop importante des budgets des établissements, part qui ne peut être consacrée au financement des activités de recherche ni employée à soutenir la diversité éditoriale. Cette situation représente une menace pour la recherche, alors que les chercheurs sont les producteurs de cette information qu’ils fournissent gratuitement aux éditeurs, et dont ils assurent, toujours gratuitement, l’évaluation et la gestion éditoriale. »

Afin de sortir de cette dépendance aux éditeurs privés, le consortium appuie et encourage le développement de l’Open Access, qui constitue une issue salvatrice au système de marchandisation de la production scientifique publique.

Sources – Carnet INIST :

A lire aussi : « Transition vers l’Accès Libre: le piège des accords globaux avec les éditeurs »entretien avec Marie Farge (directrice de recherche CNRS à l’ENS) et Frédéric Hélein (Professeur à l’Université Paris Diderot), Mediapart, 13/04/2018

Les réseaux sociaux académiques : OpenAccess ou OpenArnaque ?

ResearchGate, Academia, MyScienceWork, les réseaux sociaux académiques occupent une place de plus en plus importante dans les pratiques des chercheurs. En 2016, ils étaient 42% à les utiliser (et 70% à être présents sur les réseaux sociaux généraux).

Décriés par les uns, encensés par les autres, ces réseaux suscitent de nombreux débats, Bib’INSA fait le point.

Dans un contexte de mise en concurrence des organismes de recherche à l’échelle internationale, la notoriété des chercheurs est devenue un enjeu crucial. Les réseaux sociaux académiques leur permettent d’améliorer et de mesurer la visibilité de leurs travaux. Ils peuvent y bénéficier d’une page dédiée à leurs recherches, se tisser des réseaux internationaux, découvrir les recherches de leurs pairs… 
Sur le papier, ces réseaux ressemblent à des plateformes ouvertes encourageant le partage des connaissances pour bénéficier à l’ensemble de la communauté. 
Dans les faits, déposer ses travaux sur les réseaux sociaux académiques implique de transmettre ses données à des entreprises privées, et donc de leur céder pour partie des droits sur ses recherches.

 

Il reste néanmoins très difficile de se passer de ces outils, alors que faire ?

Plutôt que de déposer directement ses publications sur les réseaux, Bib’INSA vous conseille de les déposer sur HAL, vous assurant ainsi un dépôt sécurisé, public et complet de vos travaux. Vous pouvez alors indiquer sur les réseaux sociaux le lien vers vos travaux déposés sur une plateforme d’archives ouvertes.

 

Pour aller plus loin :

  • Aline Bouchard, 2016. « #DeleteAcademicSocialNetworks ? Les réseaux sociaux académiques en 2016 », Urfistinfo [enligne], consulté le 29 mars 2017, https://urfistinfo.hypotheses.org/3033
  • Sophie Bruneton, « Academia, ResearchGate : quelle structuration du marché des réseaux sociaux académiques ? » Economie du document [enligne], 6 décembre 2017, consulté le 29 mars 2018, https://archinfo24.hypotheses.org/3568

Les éditeurs prédateurs, le côté obscur de l’Open Access

Alors que le phénomène Open Access prend de plus en plus d’ampleur, des éditeurs prédateurs en profitent pour s’enrichir en créant des revues pseudos scientifiques, au contenu très contestable.

 

Pour cela, ils surfent sur la vague de l’Open Access Gold (ou la voie dorée) qui consiste à proposer des revues en accès libre et gratuit pour le lecteur. Le fonctionnement financier de la revue est assuré soit par le financement d’une institution, soit par le système auteur-payeur dans lequel le chercheur paie des frais de publications appelés "APC" (Article Processing Charges).

 

Les revues prédatrices profitent de ce système pour accepter le plus d’articles possible sans relecture, ni procédure d’évaluation, et encaisser les APC. Elles accueillent généralement des articles déjà publiés ailleurs (plagiat), de faux résultats scientifiques ou encore de faux auteurs.

 

Alors comment les reconnaître pour mieux les combattre ?

Ces revues se caractérisent notamment par :

  • Leur mode de communication : elles envoient des propositions par mail très générales ou flatteuses pour appâter le publiant
  • Un titre de revue qui n’a rien à voir avec son contenu 
  • L’absence de comité éditorial, ou la présence d’un comité fantôme (faux noms, pas de spécialistes du sujet de la revue)
  • Un fonctionnement opaque

 

Vous avez un doute ?

Vous pouvez consulter des listes de revues prédatrices établies par des scientifiques : https://predatoryjournals.com/about/

 

Vous avez encore un doute ?

N’hésitez pas à vous tourner vers le personnel de la bibliothèque pour vous aider.

 

Pour en savoir plus :

 

Illustration en CC BY-NC 2.0 par shoehorn99  https://flic.kr/p/66Sm3G  

Appel de Jussieu, l'UFTMiP s'engage !

Faire la promotion d'un accès ouvert aux publications scientifiques et encourager la bibliodiversité.
Ce sont les principaux messages de l'Appel de Jussieu rédigé par un collectif français représentatif des chercheurs et des professionnels de l'édition scientifique.
Aujourd'hui, l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées a décidé de rejoindre le mouvement en signant l'appel.
C'est un signal fort adressé à la communauté des chercheurs, des bibliothèques et des établissements pour construire ensemble des alternatives crédibles et innovantes face au nouveau modèle de publication en APC (Article Processing Charges) qui est sur le point de s'imposer en Europe. C'est à dire, faire porter les frais de publication à la charge de l'auteur pour autoriser l'accès libre à ses articles.
La bibliothèque de l'INSA est particulièrement sensibilisée à ses questions, subissant depuis plusieurs années des contraintes financières fortes de la part des éditeurs scientifiques exerçant une position dominante.
Toutes les initiatives en faveur de l'accès ouvert seront bénéfiques à notre communauté, c'est pourquoi l'INSA de Toulouse s'est engagé dans une démarche active en développant un portail HAL-INSA Toulouse, que nous vous présenterons très prochainement.

Retrouvez le texte de l'Appel de Jussieu et la liste des organismes signataires : http://jussieucall.org/index-FR.html


Pour nous contacter sur toutes les questions relatives à l'accès ouvert, notre adresse : hal-insa @ insa-toulouse.fr

Déposez votre fichier, HAL fait (presque) le reste

Si vous utilisez HAL pour déposer vos écrits, vous vous êtes certainement aperçu que l’interface avait été modifiée en profondeur : la plateforme d'Archives Ouvertes prône la simplicité avant tout.

Depuis le mois dernier, une seule et même page web permet de déposer vos documents dans un formulaire allégé. Les métadonnées obligatoires sont extraites automatiquement du PDF (ou mieux, récupérées grâce à l’identifiant de votre publication : DOI, arXiv, etc.) et pré-remplissent les champs. Sachez aussi que la connexion à votre compte HAL est maintenant possible en utilisant votre identifiant ORCID et qu’enfin, la documentation de l’Archive Ouverte a fait l’objet d’un toilettage approfondi.   

 

Si vous n’utilisez pas encore HAL, c’est le moment d’y faire vos premiers pas et grâce à la loi pour la République Numérique d’adopter un réflexe simple : dès votre publication, déposez votre version manuscrite finale (acceptée par l’éditeur) et accompagnez-la d’un embargo de 6 mois.
Vous êtes ainsi couvert par la loi et ce, quelque-soit votre contrat d’édition !
Dès lors, vous maintiendrez une liste de publications toujours à jour, vous gagnerez en visibilité et augmenterez votre taux de citabilité, vous garantirez aussi un accès libre, gratuit et pérenne à la diffusion des savoirs.

 

Contact : hal-insa @ insa-toulouse.fr

Open Access et évaluation de la recherche : sélection de vidéos

Le colloque qui s’est tenu les 13 et 14 octobre derniers interrogeait les relations entre l’évaluation scientifique et les publications en libre accès . L’Open access a-t-il fait bouger d’une manière ou d’une autre les modèles préexistants ? Des pistes innovantes peuvent-elles être proposées pour dépasser certaines limites de l’évaluation scientifique telle qu’elle se joue aujourd’hui ?

 

Vous pourrez retrouver l’ensemble des interventions du colloque en vidéo sur Canal-U. Nous avons choisi de vous en partager trois, dans lesquelles l’essentiel est dit, dépeignant le contexte de l’évaluation scientifique et la place des publications en libre accès :


L’évaluation de la recherche s’est construite sur la marchandisation de la production scientifique par les éditeurs qui en organisent le contrôle, la mesure, la gestion et l’organisation (C. Boukacem-Zeghmouri) de l’amont à l’aval (diffusion/valorisation). Les critères des rankings et du facteur d’impact dont ils alimentent la prépondérance, dévalorisent le nécessaire dialogue scientifique et faussent la visibilité de la recherche. Le libre accès pourrait être une solution pour replacer le chercheur au cœur de l'activité scientifique et reprendre la main sur les revues (M. Dacos). 

Chercheurs, négociez un addenda à votre contrat Editeur

En tant que Chercheurs, doctorants, vous êtes amenés à faire publier vos travaux de recherche chez des éditeurs  commerciaux. Sachez que vous pouvez présenter des avenants (addendum)  à ces contrats afin que vous puissiez négocier vos droits dans le respect de la législation, de la politique des sciences ouvertes (Loi de la république numérique art.30) ainsi que des instances européennes et mondiales.


Comment s’y prendre ?

Surtout n’essayez pas de changer le contrat type des éditeurs, il est préférable de soumettre  un avenant au contrat vous permettant de conserver certains de vos droits dans l’optique de rendre vos  publications accessibles à tous.

Cet avenant  va venir préciser certains articles du contrat ou ajouter des clauses.

Voici une liste non exhaustive sur lequel l’avenant peut porter :

  • le dépôt de la publication dans des archives ouvertes
  • La distribution de la publication dans le cadre d’un enseignement et de la recherche
  • La présentation de l’article à des fins non commerciales par une licence Creative Commons   

Si la négociation s’avère difficile avec l’éditeur, vous pouvez inclure à ces différentes propositions une clause d’embargo.

 

L’avenant devra être rédigé en deux exemplaires et signé par les deux parties (l’auteur et l’éditeur).


LOI pour une République numérique (ECFI1524250L ; 2016-1321) (2016). Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033202746 (Consulté le
20/03/2017)


Droit d’auteur. (2017). Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Disponible sur : http://www.wipo.int/copyright/fr/ (consulté le 20/03/2017)

L’outil Dissemin ou comment les chercheurs reprennent le contrôle de leurs publications

Des millions d’articles scientifiques bénéficiant  de financement public ne sont pas accessibles librement. En tant que chercheur vous vous demandez comment profiter de la révolution du numérique pour  rendre accessible librement les  articles de recherche que vous produisez ?

 

A l’initiative de Marie Farge (directrice de recherche CNRS à l’ENS) et avec l’aide de quatre étudiants en informatique de l’ENS Paris, a été créé le 5 septembre 2015 l’association à but non lucratif CAPSH (Comité pour l’Accessibilité aux Publications en Sciences et Humanités) afin que les chercheurs puissent donner librement accès à tous les articles publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture.

Pour lutter contre les  abonnements hors de prix des maisons d’édition dont les articles scientifiques leurs sont fournis gratuitement par les chercheurs, l’association CAPSH a créé la plateforme Dissemin.

Dissemin est un outil gratuit, qui permet aux chercheurs d’analyser et vérifier que leurs publications  sont librement accessibles pour leurs lecteurs. La plateforme moissonne les métadonnées des maisons d’édition ainsi que celle des archives ouvertes et identifie les publications par accès payant mais pouvant faire l’objet d’un dépôt en archive ouverture.

 

Nous vous invitons à tester Dissemin afin de voir si vos articles sont en accès ouvert.

 

Pour en savoir plus voir :

Association - Dissemin. (2015). Consulté 26 janvier 2017, à l’adresse http://association.dissem.in/

CAPSH. (2015). Accueil - Dissemin. Consulté 26 janvier 2017, à l’adresse http://dissem.in/

Farge, M. (s. d.). Les chercheurs reprennent le contrôle de la dissémination de leurs œuvres. I2D – Information, données & documents, me 53(2), 19‑19.

Farge, M., & Delpeuch, A. (2016). Dissemin: an open source information system for open access policies. Présenté à Open_Repositories_Conference_Dublin, Dublin. Consulté 16 janvier 2017,  à l’adresse http://openscience.ens.fr/MARIE_FARGE_ON_OPEN_ACCESS/2016_CONFERENCES_ON_OPEN_ACCESS/2016_06_14_OPEN_REPOSITORIES_CONFERENCE_DUBLIN/2016_06_14_Open_Repositories_Conference_Dublin_Abstract.pdf