Les éditeurs prédateurs, le côté obscur de l’Open Access

Alors que le phénomène Open Access prend de plus en plus d’ampleur, des éditeurs prédateurs en profitent pour s’enrichir en créant des revues pseudos scientifiques, au contenu très contestable.

 

Pour cela, ils surfent sur la vague de l’Open Access Gold (ou la voie dorée) qui consiste à proposer des revues en accès libre et gratuit pour le lecteur. Le fonctionnement financier de la revue est assuré soit par le financement d’une institution, soit par le système auteur-payeur dans lequel le chercheur paie des frais de publications appelés "APC" (Article Processing Charges).

 

Les revues prédatrices profitent de ce système pour accepter le plus d’articles possible sans relecture, ni procédure d’évaluation, et encaisser les APC. Elles accueillent généralement des articles déjà publiés ailleurs (plagiat), de faux résultats scientifiques ou encore de faux auteurs.

 

Alors comment les reconnaître pour mieux les combattre ?

Ces revues se caractérisent notamment par :

  • Leur mode de communication : elles envoient des propositions par mail très générales ou flatteuses pour appâter le publiant
  • Un titre de revue qui n’a rien à voir avec son contenu 
  • L’absence de comité éditorial, ou la présence d’un comité fantôme (faux noms, pas de spécialistes du sujet de la revue)
  • Un fonctionnement opaque

 

Vous avez un doute ?

Vous pouvez consulter des listes de revues prédatrices établies par des scientifiques : https://predatoryjournals.com/about/

 

Vous avez encore un doute ?

N’hésitez pas à vous tourner vers le personnel de la bibliothèque pour vous aider.

 

Pour en savoir plus :

 

Illustration en CC BY-NC 2.0 par shoehorn99  https://flic.kr/p/66Sm3G